Atelier L'assemblée, lexique lacunaire pour maintenant

Atelier L’assemblée, lexique lacunaire pour maintenant

 

Responsable de l'atelier

Jocelyn Cottencin

Réalisation d'un lexique pour nommer le monde

La crise liée à la pandémie a mis encore plus en tension la vision occidentale du monde, les concepts de modernité et de « nature/culture ». Comme le détaille Bruno Latour dans son livre Où atterrir, les enjeux climatiques et écologiques sont les éléments déterminants qui rejouent les questions politiques actuelles.

L’assemblée, lexique lacunaire pour maintenant est une utopie éditoriale, à la fois modeste et ambitieuse, menée depuis le champ de l’art en dialogue avec d’autres disciplines. La réalisation d’un lexique pour nommer le monde, ou plutôt de ré-engager une lecture de celui-ci à l’éclairage des interdépendances animales, végétales, climatiques, sociales qu’il semble que nous ayons oubliées. Parler de milieux plutôt que d’environnements est déjà un début de changements de posture pour appréhender où nous sommes.

L’atelier est conçu comme un groupe de recherches, de documentations et d’expérimentations. Ce travail s’engage, en collaboration avec une classe de 5e du futur collège Artem, autant par le mot, le texte que par une pratique de l’image et du dessin.

 

 

Compétences acquises

Cet atelier va permettre aux étudiants et aux collégiens :

  • de croiser des approches disciplinaires différentes ;
  • de travailler collectivement ;
  • de penser un projet éditorial en temps réel ;
  • d’acquérir des connaissances théoriques sur les questions anthropologiques de la nature ;
  • de développer une réflexion critique sur certains enjeux majeurs actuels.

 

Méthode pédagogique

Ce projet fait l’expérience du travail en groupe à partir de champs disciplinaires différents. Le croisement des méthodes scientifiques et artistiques est mobilisé pour développer les recherches sur le lexique. La spécificité est d’intégrer ponctuellement à ce projet des collégiens mettant en pratique par là des questions de croisements, de point de vue et d’altérité. Chaque séance ou groupe de séances est orienté par une série de mots choisis qui est le terrain de recherche de textes, de conférences, de documentations pour éclairer chaque mot. Cette documentation permet d’engager un travail d’écriture, de dessins et d’images pour chaque mot retenu.

L’atelier crée une sorte cartographies des documentations, images, dessins en temps réel. Cette archive active du travail est réalisée sur une plateforme numérique pour permettre à la fois de rendre compte de ce qui est engagé mais aussi pour pouvoir travailler et partager quel que soit le contexte sanitaire. Des outils de travail spécifiques comme la lecture collective de texte, le dessin sont mobilisés durant cet atelier.

Des anthropologues, philosophes, scientifiques, artistes seront invités.

 

Modalités d'évaluation

L’évaluation se fait non pas sur un rendu mais sur le parcours de chaque étudiant durant l’ensemble des séances, à la fois sur l’engagement individuel et la capacité à travailler collégialement. Une restitution set envisagée sous la forme d’une exposition.

Spécificité

Numerus clausus : 15 étudiants et 23 collégiens du futur collège Artem.